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Lettre de Scolopax n°26

Chronique n°26

Trop, c'est trop !

Scolopax, APPEL Coeur du Jura

Lettre de Scolopax n°26

Bonjour,

 

L’actualité nous réserve parfois d’heureuses surprises...

 

Moins d’une semaine après avoir dénoncé, dans un tract distribué lors des municipales à Arbois, les « oligarques de l’éolien », la Cour des Comptes a publié, le 18 mars, un rapport révèlant la force et le poids de cette critique, dressant le constat des abus croissants du soutien aux énergies renouvelables et des errements de la politique qui les organise.

 

Attention toutefois ; à « production d’électricité renouvelable », il faudrait ajouter « intermittente » ; car  elle englobe l’éolien terrestre et maritime ainsi que le photovoltaïque, énergies strictement liées aux caprices de la météo. L’hydroélectricité qui présente l’avantage d’être maîtrisée ne relève pas, et pour cause, de cette catégorie.

 

De façon très révélatrice, la presse proche du gouvernement (ex Public Sénat) ou favorable à l’éolien (ex Libération)  se contente de noter que cette politique « n’a pas atteint ses objectifs » ; une formulation plutôt euphémique pour signifier que cette politique n’a pas été très utile.

Mais la réalité va bien au delà car cette carence de résultats s'accompagne de dépenses colossales ! Les chiffres cités dans le rapport sont éloquents  : « En France métropolitaine, ces contrats de soutien à la production d’électricité renouvelable et de biométhane ont représenté un coût cumulé de 26,3 Md€ entre 2016 et 2024, soit 2,9 milliards par an... et des engagements financiers à long terme estimés à 87 Md€ fin 2024. » puisque  « les dispositifs de soutien courent sur des durées généralement de l’ordre de vingt ans. »

La Cour des comptes pointe aussi un problème majeur : certains producteurs ont bénéficié d’importants effets d’aubaine. Si le rapport ne fournit pas de chiffre consolidé, il évoque plusieurs milliards d’euros de surcoûts pour la puissance publique au profit d’acteurs privés.

Les Echos, journal de référence de l’économie, ne fait pas dans la dentelle devant de tels errements et présente ces aides, dans un article du 17 mars, comme « coûteuses inégalitaires et imprévisibles. » Mediapart parle lui, dans un article du même jour, de « folle dérive des aides publiques aux énergies renouvelables », « l’Etat distribuant des sommes colossales, sans contrôle, garantissant des rentes exorbitantes à des acteurs privés. »

Ainsi, pour parer au plus pressé, la Cour a demandé,  entre autres,  la suppression systématique d’au moins 20 % des dossiers conformes déposés, quel que soit le niveau de souscription en plus d’un plan de lutte contre la fraude doté d’outils et procédures permettant de la détecter et de recouvrer les indus. A noter que, de son côté, le Gouvernement lancé, le 3 décembre 2025, une mission sur l’optimisation des soutiens publics aux énergies renouvelables électriques et au stockage d’électricité, afin de tenir dans la durée nos objectifs climatiques.

Voilà qui devrait calmer les appétits financiers les plus aiguisés et les ardeurs éoliennes grassement subventionnées !

Scolopax

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