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Lettre de Scolopax n°27

Chronique n°27

Guerre d'influence de l'éolien

Partie 1 : Le rôle de l'Allemagne

Scolopax, APPEL Coeur du Jura

Lettre de Scolopax n°27

Bonjour,

Quoi de mieux qu'un conte pour mettre en exergue simplement les dessous de la guerre d'influence menée par le secteur de l'éolien ? Laissez-moi vous raconter celui de Douce France.

Il était une fois, Doulce France, un pays qui offrait à ses habitants et à ses entreprises, une électricité d’origine nucléaire (72,5%) et hydraulique (9,6 %) à la fois abondante, pilotable, peu coûteuse et décarbonée. Elle s'était prise d'amitié pour sa voisine, Allemagne, qui avait fait un choix inverse : celui de confier une part majoritaire de sa production d’électricité à une énergie éolienne (30,3 %) aléatoire, disponible à 1/4 de temps, complétée par un photovoltaïque tout aussi volatil ( 16,9%), du lignite (15,3%) et du gaz ( 10 %).

Il n'était pas rare que, pour passer les pointes de l'hiver, Allemagne demande à son amie de lui envoyer quelques compléments afin que son réseau ne s'effondre pas. Et la bonne Douce France, n'écoutant que son grand cœur, s'exécutait sans rechigner.

Un jour, l'avantage concurrentiel dont bénéficiait alors l'industrie de Douce France devint si insupportable à Allemagne, qui la jalousait en secret depuis tant d'années, que celle-ci mit bientôt en oeuvre un plan machiavélique afin de réduire méthodiquement cet avantage...

Comment ? Elle mena sur le propre territoire de Douce France, des actions d’influences contre le système de production nucléaire !

Ainsi, un rapport de la très officielle Ecole de Guerre Economique Française détaille la façon dont deux fondations, logées au Parlement allemand (1), ont opéré pour infiltrer, influencer et financer les activités du réseau antinucléaire français. Il décrit par le menu des méthodes allant de la publication de rapports « qui prennent directement à partie le secteur nucléaire français » (2) à des contacts avec des associations et même des partis politiques français (3). La fondation a par exemple financé le Réseau Action Climat (RAC), une fédération composée de 27 associations nationales et de 10 associations locales dont Greenpeace France, Les Amis de la Terre ou encore le réseau Sortir du Nucléaire. Toutes associations acceptant en définitive de « collaborer » avec l’Allemagne contre les intérêts de la France (cf. illustration).

Cette campagne fut bien entendu activement relayée par l’Union Européenne, où l’influence allemande était portée comme un étendard par Mme Van der Leyen (4) ; Aussi l’UE somma-t-elle à EDF de séparer ses activités de production de celles de la distribution, sous prétexte de concurrence déloyale (5).

Pis ! l’Office Franco-allemand de la Transition Energétique (OFTE), structure de droit allemand dont le siège est à Berlin (sic), financé à 53 % par la filière éolienne (resic), fut hébergé dans la Tour Séquoia de la Défense, au sein même du Ministère de l’Ecologie en charge de la politique énergétique de la France (re-re-sic)!

à suivre ...

 

(1) La fondation Heinrich Böll, liée aux Verts allemands, et la fondation Rosa Luxemburg, liée à « Die Linke », mot à mot « la

(2) Par exemple « Nucléaire : la France à l’heure du choix » en partenariat avec Alternatives économiques 2021.

(3) Jules Hébert, le Vice-président de la fondation, est ainsi intervenu au siège du parti EELV en mars 2023.

(4) Dont 80% des collaborateurs sont Allemands.

(5) On retrouve les mêmes pratiques vis à vis de la SNCF, dans un premier temps séparée entre « circulation » et « réseau » avant d’être à nouveau réunie. Ou Fret SNCF carrément démembrée en janvier 2024 par le gouvernement français, complice de décisions bruxelloises. Ou mieux encore avec le dossier du Mercosur où l'on retrouve Mme Van der Leyen en première ligne.

Scolopax

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